Qu’appelle-t-on le système de Bretton Woods ?

Le système de Bretton Woods est mis en place pour définir, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les contours d’une nouvelle architecture financière internationale. Fondé sur des accords signés dès 1944 par 44 gouvernements, il organise le système monétaire mondial autour du dollar américain, seule monnaie à être désormais convertible en or. On parle de Gold Exchange Standard, une once d’or fin correspondant à 35 dollars.

Il s’agit d’éviter une crise économique comme celle des années 1930, due aux changes flottants (évolution de la valeur des monnaies en fonction de l’offre et de la demande), aux dévaluations monétaires et à l’absence d’entente entre les États. Sur le plan institutionnel, les accords de Bretton Woods créent le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Le FMI doit permettre de fournir des liquidités aux pays en difficulté pour éviter de nouvelles dévaluations, alors que la BIRD (aujourd’hui une des composantes de la Banque mondiale) doit favoriser le développement économique.

Ce système accompagne les Trente Glorieuses et la prospérité économique des pays industrialisés. Mais en 1971, face à des déficits extérieurs, l’accumulation de dollars dans les réserves des banques centrales en Europe et au Japon, ainsi qu’une diminution des réserves en or américaines, le Président Richard Nixon annonce unilatéralement la suspension de la convertibilité du dollar en or. Le retour des changes flottants marque l’échec du système. Le 8 janvier 1976, les accords de la Jamaïque confirment l’abandon du système des parités fixes. La conjoncture économique vit alors au rythme des variations de la valeur du dollar, qui expliquent en partie le premier choc pétrolier de 1973 ou encore la crise asiatique de 1997.