Quels sont les éléments de la puissance des États ?

À côté du droit, la puissance constitue l’autre facteur de régulation des relations internationales. La puissance de l’État peut s’évaluer par rapport au niveau de liberté d’action dont il dispose ; elle correspond aussi bien à sa capacité de contraindre qu’à sa capacité d’influencer les comportements des autres acteurs. La puissance d’un État détermine donc sa capacité à orienter le cours des relations internationales.

Il existe des grandes puissances (ou super puissances) et des puissances régionales. La situation d’« hyperpuissance » (terme utilisé par l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine) peut apparaître lorsqu'une grande puissance n’a plus de concurrent.

Outre la puissance militaire, l’assise territoriale, la population, la géographie et les ressources naturelles ont également pu constituer des déterminants classiques de la puissance des États. Mais avec le temps, la notion de puissance a eu tendance à s’élargir à l’économie, l’industrie, la finance, la culture, l’éducation et aux nouvelles technologies.

Aujourd'hui, la maîtrise de l’information et des réseaux qu’elle emprunte tout comme celle de l’intelligence artificielle deviennent des composantes essentielles de la puissance des États, tant pour influencer les divers acteurs que pour légitimer leur action. Les objectifs peuvent aussi concerner les ONG, les firmes transnationales, les OI et la société civile.

Facteur de hiérarchisation entre les États, la puissance demeure nécessairement relative et évolutive. Elle est en effet tributaire de la combinaison d’un certain nombre de circonstances factuelles et de la situation des autres États.