Qu’est-ce que le "soft power" ?

Le soft power se définit par la capacité d’un État à influencer et à orienter les relations internationales en sa faveur par un ensemble de moyens autres que coercitifs (menace ou emploi de la force), procédés qui relèvent pour leur part du hard power, ou pouvoir de contrainte. Il renforce ainsi la légitimité de son action internationale, ce qui constitue également un facteur de puissance. Cette influence s’exerce autant à l’égard des adversaires que des alliés et vise désormais tous les acteurs des relations internationales (OI, ONG, firmes transnationales…).

La diplomatie, les alliances, la coopération institutionnelle (OI) ou non, l’aide économique, l’attractivité de la culture, la diffusion de l’éducation ou le rayonnement d’un modèle politico-économique (économie de marché et démocratie par exemple) et de valeurs constituent les principaux vecteurs du soft power. Il s’agit là d’autant de moyens pacifiques pour convaincre les autres acteurs des relations internationales d’agir ou de se positionner dans un sens donné.

L’efficacité du soft power d’un État est également liée à la puissance de celui-ci. Mais l’image véhiculée par l’État, le niveau de développement de ses réseaux, son histoire ou l’autorité de ses dirigeants peuvent également renforcer l’effectivité du soft power qu’il exerce. Il convient enfin de souligner que la garantie de sécurité qu’il représente peut aussi influer sur cette capacité de persuasion. La notion de smart power est ainsi parfois employée pour évoquer les effets d’une combinaison utile entre soft power et hard power.