Comment la coopération entre États s’organise-t-elle ?

La coopération interétatique est motivée par les intérêts des États et répond le plus souvent à une volonté de coordination. Elle permet un rapprochement de deux ou plusieurs d’entre eux, lorsqu’ils souhaitent renforcer leurs relations dans certains domaines. La coopération peut être bilatérale, régionale ou encore universelle afin de répondre à des enjeux plus globaux à l’égard desquels les États ne peuvent agir seuls, que ce soit en matière de règlementation (aérienne, maritime, sanitaire…), de développement, d’environnement, de commerce… Elle peut donner lieu à la création de structures intergouvernementales.

La coopération entre les États se matérialise par des accords plus ou moins renforcés. Mais la logique de la coopération demeure distincte de celle de l’intégration. Ainsi, en matière de coopération, même si les États opèrent des rapprochements de certaines de leurs politiques, ils en conservent la responsabilité. En matière d’intégration en revanche, ces politiques sont absorbées et même parfois dépassées par la définition de politiques communes au sein d’une organisation internationale (OI). Le renforcement de la coopération peut néanmoins déboucher à terme sur des formes d’intégration, à l’instar du processus engagé au sein de l’Union européenne.

Les accords de coopération peuvent se limiter à créer un cadre de coopération en fixant des principes directeurs et des objectifs ou prévoir plus en détail ses modalités et la mise en place éventuelle d’une organisation intergouvernementale. Ils constituent un outil assez souple à disposition des États qui souhaitent collaborer sans que cela ne comporte de véritables risques d’atteinte à leur souveraineté.