Récession et dépression

L’activité économique d’un pays se mesure essentiellement grâce à l’évolution de la production. 

Par La Rédaction

Une récession correspond à une phase de diminution de l’activité économique. Cette notion peut parfois être employée pour décrire un simple ralentissement du rythme de la croissance économique : la production continue d’augmenter mais à un rythme moins rapide. 

En France, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE),  la récession correspond à une chute du produit intérieur brut (PIB).  Plus précisément, un pays entre officiellement en récession lorsqu'il connaît un taux de croissance négatif du PIB au moins deux trimestres consécutifs.

Si les périodes de ralentissement économique sont fréquentes, les récessions sont en revanche beaucoup plus rares.

Depuis les années 1950, la France n’a connu que quatre récessions (1974, 1993, 2009 et 2013) consécutives à des crises économiques.
 

La dépression : une forme grave de crise économique

Si le ralentissement de l’activité économique prend un caractère cumulatif et n’est pas enrayé, la récession peut alors déboucher sur une dépression. 

Une dépression correspond à une baisse forte et durable de la production et de la consommation. Elle engendre une contraction du produit intérieur brut pendant au moins plusieurs années. Il n’existe pas de critères explicites permettant de délimiter précisément une période de dépression. 

Une dépression conduit à de graves problèmes économiques comme la multiplication du nombre de faillites et l’apparition d’un chômage de masse. À la suite du krach financier de 1929 aux États-Unis, l’économie mondiale a subi une très grave dépression (La Grande dépression). Plus récemment, la crise financière mondiale de 2008 – la plus grave depuis les années 1930 –  a un temps fait planer la menace d’une nouvelle dépression.