L'euro a vingt ans

Le 1er janvier 1999, alors que la monnaie a toujours été un domaine relevant de la souveraineté nationale, onze pays européens dont la France, ont renoncé à leurs devises nationales en faveur d'une monnaie unique européenne : l'« euro ».

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Pièces de un euro sur un drapeau de l'Union Européenne
Pièces de un euro - ©Eisenhans - stock.adobe.com

Depuis, si la stabilité monétaire européenne est sans précédent, la prospérité créée par l'euro n'est pas toujours perçue par les populations. Cependant, malgré les critiques dont il est régulièrement l'objet, les citoyens lui sont très favorables : 74 % des habitants de la zone euro estiment que l'euro est une bonne chose pour l'Europe (sondage Eurobaromètre, octobre 2018).

Une monnaie originale

Secondaire en 1958, à la création de la Communauté économique européenne (CEE), la question monétaire s'est imposée sur l'agenda politique européen avec la crise du dollar à la fin des années 1960 et l'éclatement du système de Bretton Woods. Trois phases se sont en fait succédé : une intégration économique sans monnaie de 1958 à 1972, une intégration économique avec une coopération monétaire de 1972 à 1999, puis une union économique et monétaire finalisée en 1999.

Aujourd'hui, après plusieurs étapes d'intégration, dix-neuf États membres et 342 millions d'européens utilisent l'euro. Monnaie originale tant par son histoire que par son statut, l'euro est partagé par des pays souverains sur un territoire qui n'est pas identique à celui de la construction politique de l'Union européenne (UE) à vingt-sept pays. Sa naissance et la création d'une banque centrale supranationale en Europe a déclenché de fortes craintes, mais également de grands espoirs.