Loi du 24 décembre 2007 de finances pour 2008

Qu'est-ce qu'une procédure législative

Comprendre le texte

Le projet est construit sur une prévision de croissance comprise entre 2 et 2,5%. Le déficit serait de 41,687 milliards d'euros, légèrement inférieur aux 42 milliards prévus dans la loi de finances 2007. Ce résultat serait obtenu malgré l'intégration au budget des allègements fiscaux prévus par la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (9 milliards) et malgré la hausse des intérêts de la dette (1,6 milliard), de la charge des pensions des fonctionnaires (2 milliards) et la remise à niveau de plusieurs dispositifs sociaux. Le projet de budget prévoit la poursuite des efforts de maîtrise des dépenses qui ne devraient pas augmenter plus que l'inflation, elles sont estimées à 271,8 milliards d'euros. Le déficit de l'ensemble des administrations publiques devrait être ramené à 2,3% du PIB et la dette publique être réduite à 64% du PIB. Les dépenses considérées comme prioritaires ne pourront donc être financées que par un redéploiement des ressources. L'ensemble des administrations doit s'engager dans un effort d'économie, qui doit se concrétiser notamment par le non-remplacement de 22900 fonctionnaires partant à la retraite. Cet effort de maîtrise concerne aussi les collectivités locales puisque les concours que l'État leur apporte suivront les mêmes règles que celles imposées par l'État à ses propres dépenses et seront désormais indexés sur l'inflation. La priorité principale du budget est donnée à l'enseignement supérieur et à la recherche pour lesquels 1,8 milliards d'euros de moyens supplémentaires sont prévus. Les prélèvements obligatoires devraient diminuer légèrement : ils atteindraient 43,7 % du PIB en 2008 (après 44,2 % en 2006 et 44 % en 2007).