Loi du 20 novembre 2007 relative à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile

Qu'est-ce qu'une procédure législative

Où en est-on ?

  1. Étape 1 validée

    4 juillet 2007

    Conseil des ministres

  2. Étape 2 validée

    23 octobre 2007

    Examen et adoption

    Adoption définitive

  3. Étape 3 validée

    15 novembre 2007

    Conseil Constitutionnel

  4. Étape 4 validée

    20 novembre 2007

    Promulgation

La loi a été promulguée le

Elle a été publiée au Journal officiel du

Comprendre le texte

Les dispositions de la loi concernent principalement l’immigration familiale :

- pour toute personne étrangère demandant un visa de long séjour pour rejoindre en France un membre de sa famille (pour le regroupement familial ou pour les conjoints étrangers), il est procédé dans le pays où le visa est sollicité à une évaluation de son « degré de connaissance de la langue française ». Si le besoin en est établi, le demandeur doit suivre une formation linguistique organisée sur place pendant une durée maximale de 2 mois, l’attestation de suivi de cette formation est obligatoire pour l’obtention d’un visa de long séjour permettant d’engager une procédure de regroupement familial.

- un « contrat d’accueil et d’intégration pour la famille » est créé obligeant notamment les parents à veiller à la bonne intégration de leurs enfants nouvellement arrivés en France. En cas de non respect, le juge des enfants peut être saisi et le paiement des allocations familiales suspendu.

- des seuils de ressources nécessaires pour pouvoir prétendre au regroupement familial doivent être fixés en fonction de la taille de la famille.

- à titre expérimental, jusqu’au 31 décembre 2009, il est possible pour les étrangers candidats au regroupement familial de recourir à un examen génétique (test ADN). Ces tests, pris en charge par l’Etat, devraient être réservés aux ressortissants de pays dans lesquels "l’état civil présente des carences ou est inexistant". Pour pratiquer ces tests il faut l’autorisation d’un juge, le consentement écrit du demandeur et l’avis du Comité national consultatif d’éthique. La validation de ce dispositif a été assorti par le Conseil constitutionnel de réserves précises : la preuve de la filiation de l’enfant étranger doit se faire selon les modalités reconnues dans le pays de la mère, la proposition de recours aux tests ADN ne peut pas être automatique et les autorités diplomatiques ou consulaires doivent obligatoirement procéder au préalable à la vérification au cas par cas de la validité des pièces d’état-civil produites.

Le Conseil constitutionnel a censuré l’article levant l’interdiction de procéder à un recensement des origines ethniques ou raciales dans le cadre d’études "sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration".

Par ailleurs, pour tenir compte de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, les référés contre les refus d’asile à la frontière auront désormais un caractère suspensif. Une autre disposition concerne la création d’un fichier contenant les empreintes digitales et les photographies des bénéficiaires de l’aide au retour.

Le délai de recours après le rejet d’une demande d’asile est fixé à un mois. Le délai pour déposer un recours contre un refus d’entrée du territoire est de 48 heures.

La tutelle de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) est transférée du ministère des Affaires étrangères au ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement.