Déconfinement : un plan de soutien pour les courses hippiques

Depuis le 17 mars 2020, les courses hippiques sont à l’arrêt. L’ensemble de la filière s’en trouve gravement impacté. État et acteurs de l'hippisme s’accordent sur une reprise progressive des courses et un soutien financier.

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Les mesures de confinement prises pour endiguer l'épidémie de COVID-19 ont conduit à la fermeture totale des rassemblements hippiques depuis le 17 mars. Les organisateurs avaient tenté de protéger les courses hippiques en généralisant dès le 13 mars les courses à huis clos mais cela n’a pas suffi.

Le 21 avril, les présidents des sociétés mères (organisatrices des courses hippiques en France), Le Trot et France Galop, et les dirigeants du Paris mutuel urbain (PMU) ont été reçus par le ministre de l’action et des comptes publics et le ministre de l’agriculture et de l’alimentation afin de s’accorder sur un déconfinement progressif et sur un soutien financier à la filière hippique.

Soutien à la filière hippique et déconfinement progressif

Les pouvoirs publics, les sociétés mères et le PMU se sont accordés pour soutenir la filière.

Dès le 11 mai, les courses reprennent progressivement, elles se déroulent à huis clos. Seuls les professionnels nécessaires à la course du jour sont autorisés à être présents en respectant les dispositifs de sécurité sanitaire. 

Sur le plan financier, le PMU est autorisé à reporter et étaler dans le temps le versement au budget de l’État d’une partie des prélèvements liés aux paris hippiques. Une inquiétude demeure sur les allocations versées aux professionnels qui pourraient être réduites. Le secteur regrette, par ailleurs, que l’enveloppe globale de 280 millions d'euros qui bénéficie aux centres équestres, aux élevages canins, aux cirques et zoos n'intègre ni les courses hippiques, ni les chevaux de travail.

La filière hippique en chiffres

La filière hippique est un secteur important de l'économie : elle représente 21 000 emplois socio-professionnels (propriétaires, éleveurs, entraîneurs, jockeys...), les paris sur les courses sont répartis dans 13 500 points de vente (buralistes, bars, marchands de presse) et on compte 230 hippodromes en France.

Il existe de très nombreuses petites écuries. Par exemple, dans le département de l’Orne, 110 entreprises emploient plus de 300 salariés dans la filière trot. 28 822 chevaux de course sont déclarés en France.
Les revenus de ces petites écuries se répartissent entre les pensions payées par les propriétaires de chevaux et les gains des courses (un peu plus de 60%). Elles se trouvent donc en grande difficulté avec l'arrêt des courses alors que leurs coûts fixes (entretien des chevaux) restent élevés.

Les paris hippiques ont apporté 9 milliards de chiffre d’affaires en 2019, 800 millions ont été reversés pour l’entretien des hippodromes et l’allocation aux éleveurs et aux entraîneurs, une part est également versée au Fonds Éperon qui soutient la filière cheval (développement de l’usage du cheval, favoriser la recherche équine, rayonnement du savoir-faire français).

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