Grenelle contre les violences conjugales : les mesures annoncées

Le 25 novembre 2019, à l'occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, s'est achevé le Grenelle contre les violences conjugales. Édouard Philippe a prononcé un discours annonçant plusieurs mesures de lutte contre ces violences.

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Femme recroquevillée dans un coin d'une pièce avec en premier plan le poing menaçant d'un homme.
Lors du lancement du Grenelle des violences conjugales, le Premier ministre avait, entre autres, proposé la création de 1 000 places supplémentaires d’hébergement pour les femmes victimes. © VadimGuzhva - stock.adobe.com

Le Grenelle contre les violences conjugales, lancé le 3 septembre 2019, a donné lieu à 102 évènements locaux, mobilisant plus de 4 550 personnes et déployant 51 comités locaux d’aides aux victimes. Le 3 septembre, le Premier ministre avait déjà présenté des mesures d'urgence. Le 25 novembre, il a détaillé les mesures du plan gouvernemental contre les violences faites aux femmes.

30 mesures contre les violences de genre

Le plan de lutte contre les violences faites aux femmes vise à renforcer la protection des victimes et de leurs enfants, à assurer le suivi et la prise en charge des auteurs, afin d’empêcher la récidive ainsi qu’à prévenir davantage les faits de violences. 

Parmi les 30 mesures annoncées : 

  • ouverture sans interruption du numéro d’urgence 3919 qui sera rendu accessible aux personnes en situation de handicap ; 
  • possibilité pour les professionnels de santé de lever le secret médical en cas de danger immédiat pour la victime ; 
  • formation à l’accueil des femmes victimes de violences conjugales dispensée aux policiers et gendarmes ; 
  • inscription de la notion d’emprise dans le code pénal et dans le code civil ;  
  • reconnaissance du phénomène de suicide forcé ;
  • suspension de l’autorité parentale des pères violents dans certaines conditions ;
  • formation sur l’égalité entre les filles et les garçons obligatoirement dispensée au personnel de l’éducation nationale.

Quant aux moyens octroyés, le Premier ministre a annoncé, pour 2020, plus de 360 millions d'euros dédiés exclusivement à la lutte contre les violences faites aux femmes. 80 postes supplémentaires d'intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries doivent être créés d'ici 2021.

Certaines de ces modifications législatives vont être intégrées dans la proposition de loi visant à agir contre les violences au sein de la famille, actuellement discutée au Parlement.