G7 pour l’égalité femmes hommes : la question des violences sexistes et sexuelles

Les 9 et 10 mai 2019 se tient la réunion des ministres dédiée à l’égalité entre les femmes et les hommes dans le cadre de la préparation du G7, organisé à Biarritz, en juin prochain. Les violences sexuelles subies par les femmes constituent la manifestation la plus aiguë de l’inégalité femme homme.

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Représentation d'une femme recroquevillée dans un coin. En premier plan, vue sur un homme le poing serré.
En 2017, 130 femmes sont décédées des suites de violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. © VadimGuzhva - stock.adobe.com

Les femmes, principales victimes des violences sexuelles

Le site du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) propose une rubrique consacrée aux statistiques sur les violences de genre. Il apparaît que les violences sexuelles sont principalement exercées sur des femmes (89%) avec une prévalence pour les femmes atteintes de handicap et les femmes exerçant dans le milieu de la prostitution.

Ont été dénombrées, en 2017, 219 000 cas de violences sur des femmes majeures dans un contexte conjugal. Seuls 36 120 cas, tous contextes confondus, ont été enregistrés par les services de police et de gendarmerie. Il est estimé qu’une femme sur dix, victime de viol, entame une démarche judiciaire.

Par ailleurs, la population homosexuelle est particulièrement exposée à ces actes de violences et en particulier les hommes (58%). Internet, le voisinage ou le milieu scolaire sont les contextes émergents dans lesquels ces violences s’exercent.

Violences meurtrières au sein du couple et sexisme dans le cadre professionnel

En 2017, 130 femmes sont décédées des suites de violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint, soit une femme tous les trois jours. Pour la moitié d’entre elles, les violences conjugales à leur égard étaient connues soit par leur entourage, soit par les forces de police. Le taux de violences sur les femmes est accru dans le cas des mariages forcés. Parmi ces violences, il est également fait état de mutilations sexuelles qui concerneraient 53 000 femmes en France.

Dans leur environnement professionnel, 80% des femmes salariées disent avoir été régulièrement confrontées à des attitudes ou à des décisions sexistes. Une femme sur cinq a été victime de harcèlement sexuel dans un cadre professionnel.

Au-delà des répercutions sanitaires pour les femmes qui en sont victimes (troubles psychiques, taux de mortalité 6 fois supérieur à la moyenne), ces violences engendrent un coût économique conséquent (3,6 milliards d’euros en France, 27 milliards d’euros en Europe), particulièrement dans les pays à forte politique en matière de protection sociale.

Au niveau international, le HCEfh relève que la violence à l’égard des femmes dans les conflits armés se manifeste souvent par des violences sexuelles et un nombre important de viols (500 000 femmes violées au Rwanda en 1994, 20 000 à 50 000 femmes en Bosnie en 1990).