Parcoursup : le rapport du comité éthique et scientifique

La nouvelle session de la plateforme Parcoursup s'ouvre le 22 janvier 2020. Les étudiants vont pouvoir s'inscrire et formuler leurs voeux de formation dans l'enseignement supérieur.

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Prise de vue en plongée d'un amphithéâtre.
Le bilan de Parcoursup pour l'année 2019 est dans l'ensemble positif, avec de nombreuses préconisations du rapport précédent qui ont obtenu satisfaction. © Danielle Bonardelle - stock.adobe.com

Deux ans après son lancement et à quelques jours de l'ouverture de la prochaine session, le comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) vient de publier son rapport d'évaluation de la session 2019.

Les améliorations apportées

Le CESP est une instance indépendante placée auprès du ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation et qui a pour mission de s'assurer de l'efficacité de la plateforme Parcoursup. Dans ce second rapport, le comité vérifie la mise en oeuvre de ses recommandations de l'année précédente. 

Celles-ci s'articulent autour de quatre notions définies :

  • la transparence de Parcoursup ;
  • la performance et l'efficacité du dispositif ;
  • l'équité et l'équilibre territorial ;
  • la sûreté et la sécurité informatique du dispositif.

Pour l'ensemble de ces points, le comité estime que le bilan est plutôt positif : les candidats ont été informés du rang de leurs dossiers dans les listes, des points d'étape sont venus améliorer le suivi des voeux et de nouveaux canaux de communication ont développé le dialogue entre les candidats et la plateforme.

Néanmoins, sur l'équité, le rapport souligne que les chances d'accéder à l'enseignement supérieur restent très inégales en fonction du baccalauréat. Les titulaires d'un baccalauréat technologique représentent 30% de ceux qui n'ont reçu aucune proposition, les titulaires d'un baccalauréat professionnel 48%. Les inégalités d'accès en fonction de la résidence géographique sont également à surveiller.

Des évolutions à venir

Le rapport s'accompagne "des chantiers à ouvrir pour l'année à venir". En plus de nouvelles formations disponibles sur la plateforme (leur nombre passe de 13 208 à 14 742 formations), l'année 2021 sera marquée par la réforme des épreuves du baccalauréat général entraînant "d'importantes modifications dans les dossiers des nouveaux bacheliers candidats et donc dans les critères d'examen de ces dossiers par les commissions".

S'ajouteront de nouveaux éléments de sélection (notes aux épreuves de contrôle continu de première, les notes aux épreuves terminales de français, les notes aux épreuves terminales des deux spécialités restantes) qui nécessiteront une attention particulière pour assurer une transparence et une efficacité du dispositif.

Le CESP souhaite, dès 2020, inclure dans son rapport une comparaison avec les dispositifs similaires existants à l'international.