Le bilan de santé 2019 de l’Internet en France

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) publie, dans le tome 3 de son rapport annuel, un “bilan de santé” de l’Internet en France en 2019. Son diagnostic s’établit sur 5 critères : qualité de service, interconnexion des données, transition vers l’IPv6, neutralité du Net et ouverture des plateformes mobiles.

2 minutes
Câbles internet multicolores.
Le déploiement de la technologie 5G peut entraîner un risque de différenciation de l’offre de contenu en fonction de l’utilisateur. © Pixelnest/Volker Pape - stock.adobe.com

Avec la transformation des usages en matière de téléphonie mobile et le recours de plus en plus généralisé au smartphone pour l’accès à des données audio et vidéo, l’Arcep porte particulièrement son attention, dans le tome 3 de son rapport 2019, sur la 4G qui a représenté, en 2018, 90% des échanges de données mobiles. De nouveaux outils permettent aujourd’hui d’améliorer les tests de débits et d’offrir directement aux internautes ou aux collectivités locales un diagnostic affiné de la qualité de leur connexion.

Transition vers un nouveau protocole IP

La progression des échanges de données depuis les principaux opérateurs Bouygues, Free, Orange et SFR est constante. 54% de ces échanges conduisent vers des contenus payants (abonnements à des fournisseurs de contenus comme Netflix, OCS, etc.). Avec l’inflation du nombre de connexions sur le réseau, le protocole IPv4, qui permet d’attribuer une adresse physique à chaque machine connectée, arrivera à saturation en 2020.

L’Arcep insiste sur la nécessité, pour les grands acteurs français du Net, d’opérer la transition vers l’IPv6 offrant une possibilité quasi illimitée de connexions. Sur 3 millions de sites web répertoriés en France, seuls 16% sont disponibles en IPv6 à ce jour.

Déploiement de la 5G

La technologie 5G devrait être déployée en France à l’horizon 2020. Cette technologie autorise des débits 100 fois plus rapides que la 4G et peut entraîner un risque de différenciation de l’offre de contenu en fonction de l’utilisateur. L’Autorité de régulation estime cependant que les règles de neutralité technologique en vigueur permettront d’accompagner sereinement son déploiement.

Enfin, l’Arcep relève, avec les exemples de Google qui s’est vu infliger une amende de 4,34 milliards d’euros pour abus de position dominante et Apple qui doit prochainement comparaître devant la Commission européenne, que les autorités de régulation remplissent leur rôle.